Avant même
de savoir
où j'allais, je savais
déjà pédaler

Le vélo est entré dans ma vie très tôt, dans l’ombre bienveillante de mon père, champion cycliste. À ses côtés, j’ai appris que le vélo n’était pas qu’un sport. C’était une discipline, une passion, une manière de respirer.

Enfant, je ne collectionnais pas les jouets. Je dessinais des vélos. Ceux des champions que je regardais à la télévision, ceux qui me faisaient rêver. Mes premiers vélos ne dormaient pas au garage : ils veillaient sur moi, installés fièrement dans ma chambre, à quelques centimètres de mon lit. Je me réveillais avec eux, je m’endormais avec eux. J’ai grandi sur un vélo. Littéralement.

Les entraînements se sont enchaînés, puis les compétitions en Île-de-France, et ensuite les longues années sur la piste de l’INSEP. Le vélo rythmait mes journées, structurait ma vie.

Jusqu’au jour où
tout s’est arrêté...

Un accident familial.
Un choc.
Un silence.

J’ai posé le vélo. Pas par choix, mais par nécessité. Une pause imposée. Une parenthèse qui durera plus de 15 ans.

Pourtant, même loin des routes et des pelotons, quelque chose battait encore. Une passion que le temps n’a jamais réussi à éteindre.

C’est dans le sud de la France qu’elle s’est réveillée. Entre lavandes, oliviers, vignes et les pentes majestueuses du Ventoux. J’ai retrouvé le bruit des roues sur l’asphalte, l’odeur de la terre chauffée par le soleil, la lumière dorée des fins de journée. J’ai retrouvé les couchers de soleil… et surtout moi-même.

Le vélo était toujours là.
Inchangé. Fidèle.

À l’été 2025, ma famille s’installe aux Émirats arabes unis. Et là, une nouvelle surprise m’attend. Une communauté de cyclistes soudée, des parcours spectaculaires au cœur du désert, et des vélos que je n’avais jamais vus auparavant. Par curiosité, j’en teste un. 

Et quelque chose se passe.

J’ai posé le vélo. Pas par choix, mais par nécessité. Une pause imposée. Une parenthèse qui durera plus de 15 ans.

“C’est quoi cette marque ?”

“D’où vient ce vélo ?”

“Pourquoi on ne les trouve pas chez nous ?”

Aux Émirats, des marques comme Bross, Java, Sunpeed ou Kossea roulent partout. Des cadres conçus avec de la fibre de carbone japonaise Toray T1100 en Asie, souvent dans les mêmes usines que les plus grandes marques mondiales, équipés en Shimano, SRAM, ZIPP… Des vélos performants, modernes, accessibles. Trop accessibles pour être ignorés.

À ce moment-là, j’ai compris.
Il manquait quelque chose en France.

Une autre manière d’accéder au vélo.

Une autre façon de vivre la passion.