Le vélo est entré dans ma vie très tôt, dans l’ombre bienveillante de mon père, champion cycliste. À ses côtés, j’ai appris que le vélo n’était pas qu’un sport. C’était une discipline, une passion, une manière de respirer.
Enfant, je ne collectionnais pas les jouets. Je dessinais des vélos. Ceux des champions que je regardais à la télévision, ceux qui me faisaient rêver. Mes premiers vélos ne dormaient pas au garage : ils veillaient sur moi, installés fièrement dans ma chambre, à quelques centimètres de mon lit. Je me réveillais avec eux, je m’endormais avec eux. J’ai grandi sur un vélo. Littéralement.
Les entraînements se sont enchaînés, puis les compétitions en Île-de-France, et ensuite les longues années sur la piste de l’INSEP. Le vélo rythmait mes journées, structurait ma vie.